Nom : Siuhl
Prénom : Myzaree
Âge : Inconnu
Nationalité : Égyptienne
Couleur de peau : Mulâtre
Couleur des cheveux : Noirs
Couleur des yeux : Verts
Race : Caïnite
Clan : Cappadocian
Classe : Érudit / Mage
Spécialisation : Occulte / Démonologie / Nécromancie
Historique du personnage :
Il fallait bien un massacre dans toute cette histoire. Il fallait bien que quelqu'un pousse. Le pousse. Mais l'idée du feu, elle, elle était géniale ! Le voir brûler vif, c'était plutôt, comment dire, comment trouver le mot idéal pour vous, mes lecteurs, fascinant. Voilà. Totalement fascinant. La peau qui fondait contre son squelette, voir ses muscles et ses veines ressortirent et se peindrent à la chair liquéfiée. Un vrai festin pour les yeux. Enfin, pour les miens. L'entendre hurler, l'entendre supplier. Ça valait toutes les peines de mort possibles. Mais bon, vous allez sans doute vous demandez ce qu'il a fait, ce pauvre homme. Ce malheureux, qui quelques heures plus tôt, était encore en train de se repaître des délices que la nature a créée que pour les hommes.
Ce vaurien, ce minable comme je disais plus tôt, a cru pouvoir me berner. Me corrompre avec ses idées toutes faites sur la religion. ÇA religion. Il fallait bien l'écouter pour comprendre le fond de sa pensée. Son écoeurement vis-à-vis celle ci. Il était totalement répugné ! Voyons ! Comment ne pas l'avoir remarqué ? J'ai simplement décidée de lui épargner sa longue vie de malheurs et de désillusions. Ne suis-je pas Dieu après tout ? N'ai-je pas le contrôle absolue sur la vie ou la mort, si plaisante soit les deux situations ? N'est-ce pas le seul cadeau que mon Maître ne m'ai jamais offert. Ce sang divin qui me permet de tuer sans remord. Un simple souhait en claquant des doigts. Enfin, façon de parler bien sûr. Mais ce pouvoir de choisir... C'est tellement plaisant ! Sans doute faut-il avoir déjà tuer pour comprendre ce sentiment.
Mais bon, avant toute chose, faudrait peut-être vous expliquez qui je suis. Plusieurs de vous le savent déjà. Mais pour les autres, il ne faut pas exclure ce paragraphe de répétition. Alors qui suis-je... Je ne suis pas un de ces êtres de la nuit qui doivent absolument s'empêcher de rester au soleil pour survivre. Je ne suis pas non plus une de ces bêtes assoiffées de sang. Enfin, j'arrêtes de vous faire languir. Je suis simplement un genre de créature nouvelle. Un mélange tellement bien créer de toute pièce par les anciens, que ni le soleil, ni l'eau bénite, ni même l'argent ne peuvent m'atteindre. Oui, je me nourris de sang tel un vampire. Non, je ne me jette pas sur mes proies, en perdition et en manque de sang total. J'ai un certain contrôle sur ma conscience, malgré ce que vous avez pu lire. Chacun de mes gestes est réfléchi et posé. Je ne fais rien pour rien.
J'allais oublier, je me prénommes Myzaree. Mais bon, dans mon monde, il ne faut jamais prononcé mon nom. Un simple My suffira pour vous. De plus, il vous sera facile de le retenir. Deux lettres, vous devriez être capable, enfin, je l'espère. Ce n'est pas du sarcasme ou de l'ironie, bien au contraire. Tout ceci est pour vous éviter tous les problèmes qui m'entourent. Vous évitez une mort atroce et réellement souffrante. Ne suis-je pas tout à fait adorable avec vous ? Mais bon, trêve de flatteries, passons aux choses sérieuses. Pourquoi et comment suis-je arrivée ici.
Il y a plus de 400 ans, oui oui, plus de quatre siècles, les anciens m'ont créés. Peut-être suis-je une erreur de leurs pars, mais je n'en saurais jamais rien, puisqu'ils ont tous disparus. Enfin, ils m'ont confiés à un Maître. Au dépars, il aurait préféré être brûlé vif plutôt que de s'occuper de moi et de tout m'apprendre. Peut-être est-ce la puissance que je dégageais dès le dépars qui l'a effrayé, mais il a dû faire avec. Les Ancêtres n'ont pas voulu me donner à un autre. Ils disaient que c'était lui qui m'était destinée et qu'il devait faire avec. Ça lui prit plus d'une décennie pour s'adapter à moi. Mon tempérament fougueux et surtout, indiscipliné. Je peux être franche et vous dires que je lui en ai fait bavé et voir de toutes les couleurs. Au début, je dois l'avouer et pardonner moi du terme, j'ai été une vraie garce avec lui. Pauvre petit. Il en faisait pitié même. Mais au final, sa mort m'a fait énormément de peine...
Il a bien fallu que quelqu'un le fasse. L'y entraîne. Il devenait fou. Pauvre de lui. J'ai eu de la difficulté. La seule et unique fois où tuer m'a fait mal. M'a vraiment blessée. Jamais je n'aurais crue cette situation possible. Mais finalement, ce qui devait arriver, arriva. Il m'a supplié de le faire. De lui enfoncer ce pieu dans le c½ur. De le tuer. De lui faire mal au point que le sang arrête de couler dans ses veines. Que la douleur l'endorme, tranquillement, paisiblement. Un sourire au coin des lèvres, il n'avait jamais été aussi séduisant que quand il parlait de sa propre mort. Ça me fascinait. Suis-je ainsi ? Troublée, fascinée et amoureuse de ma propre faucheuse ? De mon propre son du glas ?
Il m'apprit tout. L'art d'aimer, la haine, l'honneur, ainsi que la loyauté. Plus il souhaitait m'en apprendre, plus je gobais tout ce qu'il disait comme une éponge. Bien sûr, il ne me fallait pas grand chose pour me rendre heureuse. Juste sa présence et ses yeux verts posés sur moi me faisait un bien fou. J'ai bien crue que j'étais tombée amoureuse de lui. Mais bon, que savais-je réellement de l'amour sinon ce que je lisais dans les livres. Toujours ses histoires de Princes charmants qui viennent délivrer la jolie princesse en détresse. Tout le contraire de moi. Enfin, je redeviens sarcastique. Désolée...
Voyez-vous, au dépars, ils croyaient tous que j'allais être une de ses Brujahs qui ne cherchent que la guerre et l'apothéose de leur Carthage adoré. J'avais cette flamme, cette vigueur en moi, comme ils disaient. Mais je les ai tous déçus. Je suis devenue une de ses cruelles et avides de savoir de Cappadocian. Qui aurait pu réellement le croire ? Même mon Maître en fut surpris. Le premier. Toutefois, ils virent tous le sang de Seth qui coulait dans mes veines et ça leur plus. Ils se mirent alors à m'apprendre plus que nécessaire, oubliant la base réelle de ce que je devais savoir, me battre. Je due apprendre seule, recluse dans ma chambre, les rudiments des arts martiaux, dont j'avais tout lu à leurs sujets, l'art de tuer en subtilité comme les assassins. Ce fut une période difficile de ma vie. Seule, je due vivre ce moment sans jamais en parler à personne. C'était contre leurs règles de vie. Je ne devais qu'apprendre et réussir, voilà tout. Le reste, c'était pour les autres. Eux.
Et puis bon, ce qui n'aida pas en ces temps là, c'est bien sûr la couleur de ma peau. Mon père était égyptien, mais sa peau très foncée et ma mère... Ma mère... sa peau... C'était du caramel. Douce, soyeuse, j'aurais tout donnée pour avoir sa peau. Mais bon, ce n'est pas le cas. J'en suis donc devenue mulâtre. Entre le blanc et le noir, un peu plus foncée que ma mère, et beaucoup plus pâle que mon père. Quel mixte ! Au début de ma triste vie de Caïnite, je trouvas cela très pénible. Me demandant souvent si j'allais devoir vivre avec ce jugement toute ma vie. Et puis l'homme est attiré par bien autre chose que la couleur de la peau. Dès qu'une femme à quelques atouts que ce soit, il en perd tout ses moyens. Croyez-moi, ceci m'a souvent sauvé la vie... Enfin, vous comprenez. Et puis il y a mes yeux. Mon seul don, enfin en quoi je crois réellement. Deux prunelles d'un vert si intense qu'il vous en couple le souffle. On m'a souvent traitée de sorcière, à cause de ceux-ci. Peut-être avaient-ils raison de le faire, d'ailleurs.
En effet, je suis une spécialiste dans l'occultisme, la nécromancie et la démonologie. Cela ne doit pas m'aider dans ma cause sociale. Vue mes traits et ce que je fais. Peu de gens osent m'approcher. C'est dommage. Pourtant, je ne mords presque jamais, ou seulement au besoin. Quand la faim se fait sentir. Mais... ça ne vous fait pas mal. Non, au contraire, vous aimez plutôt cette sensation que vous qualifiez gentiment de sauvage. Réellement, vous en avez même fait une sorte de sexualité. Le... Enfin, ce n'est pas bien grave. L'important est de dire que ça ne vous fait pas souffrir. Mes petites dents pointues que vous ne voyez à peine, qui perce la peau si tendre de votre cou, votre sein, bref... toute partie possiblement exposée à ma vue. Puis le mince filet de sang qui suit le croc. Qui s'engouffre dans ma bouche pour me nourrir, si passionnément, si aisément. Et puis voilà que ça se corse. Vous réalisez. Après un certain délais. Que c'est bel et bien votre vie qui s'échappe de votre corps. Que le mal est fait. Vous mourrez.
Vous ne pouvez réellement comprendre ce qu'il en réside. C'est seulement lorsque vous le vivez, le ressentez pour la première fois que vous le réaliser toute l'ampleur de cette situation. Personnellement, c'est ce qui vous rend si irrésistible, intéressant. Votre innocence, votre pureté. Votre intérêt, votre peur devant l'inconnu. L'être humain est tellement curieux de nature ! Ça ne rend la chose que plus facile. Ça rend votre perte inévitable. Ne vous demandez pas pourquoi votre race semble à vouloir s'éteindre. Si vous continuez dans cette fois, ça sera immanquable. Le compte à rebours à déjà commencé pour vous, simple mortel.
Mais bon, vous n'êtes pas ici pour entendre l'histoire de votre peuple. Enfin, un peu, mais c'est surtout la mienne qui vous intéresses. Alors, que puis-je vous dire d'autre ? Je pourrais vous parlez de cette excursion au Domaine BlackWood. Là où j'ai rencontrée Tristan et Calel.
Bref, Calel avait hérité du Manoir. Sa famille était une nouvellement riche comme on dit. Elle avait prospérée dans les mines et comme la ressource ne s'épuisait pas, l'argent coulait à flot. Mais parfois, quand la vie est trop belle, il s'y passe des drames. C'est ainsi que la famille de Calel, mourut tragiquement dans des circonstances troublantes. Bien sûr, il fallut investiguer. Ça aurait été trop facile de mettre ça sur le dos de la voiture. Finalement, nous nous sommes rendu compte qu'un des employés de la famille avait changé certains dispositifs de la voiture dans l'espoir que celle-ci explose littéralement au cours d'une route toute simple. Calel en fût détruit.
Il pria toutes les nuits de sa vie de mortel pour mourir. Y laisser sa peau. Puis un des miens entendis sa requête. Je découvris Calel, quelques années plus tard, seul dans ce grand Manoir. Il était devenu un de ses roublards étranges et louches que sont les Assamites. J'eux quelques difficultés à m'y habituer au début. J'avais toujours peur pour mes choses. Qu'elles disparaissent. Des siècles de documentations, volés par un simple vampire de génération moindre. Qu'elle honte j'aurais pu avoir. Mais au final, il n'en fit rien. Je crois qu'il a toujours eu une certaine crainte envers moi. Et aujourd'hui encore, ça me fait de la peine. Calel était un peu comme mon petit frère. Comme une bestiole qu'on trouve répugnante, mais qu'on apprécie et qu'on doit protégé de tout son saoul.
Et puis, il y a eu Tristan. Tristan O'Connor. Que dire de lui. Il m'a toujours fascinée. Ce grand Gangrel au c½ur tendre. Cette bête immonde, qui cachait au fond de lui la plus pure des âmes. Ses grands yeux bleus, son visage arrogant et brusque. Tristan est arrivé au manoir, affamé plus que jamais. Quelques semaines après mon arrivée. Je me suis toujours demandée s'il ne me suivait pas. S'il n'était pas engagé par les anciens pour me tuer. Pour m'éliminer. Vue la menace que je représentais pour les anciens, ça aurait été simple. Un Gangrel bien entraîné aurait pu avoir ma peau facilement. Plus que je ne l'aurais pensée. Je me suis battue contre Tristan. J'ai perdue lamentablement. Il était beaucoup trop fort. Mais c'est là aussi, que j'ai réalisée qu'il était vraiment perdu. Qu'il ne voulait pas ma peau. Il l'aurait eu beaucoup trop facilement. Je dois vous l'avouez, je suis tombée amoureuse de ce Tristan. De ce grand homme aux cheveux sombres et aux yeux si profonds...
Quelques mois plus tard, nous apprîmes tous trois qu'un « démon » rôdait autour du village. Peut-être était-ce ce pourquoi nous étions réunis ici tous trois. Une fois la nuit tombée, nous nous avancions tranquillement vers le village. Tel trois ombres sorties des ténèbres les plus obscurs nous parcourions les chaumières, les tavernes, ainsi que les échoppes. Les gens ne semblaient pas être préoccupés par notre présence plus qu'il ne le faut, sauf peut-être Tristan, qui était un peu plus imposant et charismatique que Calel et moi. Bref, je suis certaine que plusieurs femmes lui auraient bien ouverte leurs couches pour la nuit. Cela rendait d'ailleurs Calel jaloux. Bref. La créature se trouvait dans le clocher de l'église. Comment entrez dans une église sans se faire brûler ? Bonne question ! en plus, le temps jouait contre nous. La créature tuait de plus en plus. Les villageois était terrorisés.
Une soirée, alors que j'étais seule, je décida d'aller parler avec le pasteur. Quoi faire d'autre ? Je lui expliqua la situation longuement, et il accepta, pour une nuit seulement, de retirer tout ce qui était eau bénite, crucifix ainsi que symbole que nous répugnons tant. Tristan et Calel n'en revinrent tout simplement pas. Comment moi, la petite érudit au physique pour le moins étrange avait réussit à convaincre un homme de foi de retirer ce en quoi il croit pour une nuit ? Laissez son sanctuaire sans protection ? J'avais plus d'un tour dans ma manche. Nous avons vaincu la chose après plusieurs combats, plusieurs tentatives. La nuit fût éprouvante. Calel était presque mort, tandis que Tristan et moi n'était guère mieux. Je les guéris tout les deux. Cela pris plusieurs jours, beaucoup, énormément de sang. Mais quand je partie du Domaine BlackWood, les deux étaient en vie. Une nouvelle fois, mon c½ur se brisa. Je laissais l'homme que j'aimais. Je l'abandonnais pour ne pas le faire souffrir. Je savais que ma nature curieuse allait m'emmener loin de lui. Beaucoup trop loin. Et que la distance serait insoutenable.
Je ne revis jamais Tristan ou Calel. La vie est faite ainsi. Je n'étais que de passage dans la leur. Ce fût une année de pur bonheur. Séparée entre ses deux hommes que j'appréciais plus que tout. Le plus dur fut de ne rien dire à Tristan à propos de ce que je ressentais. C'est cela sans doute, qui m'a rendue aussi cruelle. Aussi froide vis-à-vis de la vie. Ne jamais avoir pu dire à mon Maître ou a Tristan que je les aimais éperdument. Que j'aurais donnée ma vie d'immortelle pour eux.
Bref, d'autres aventures m'attendaient. Par exemple, celle où je due me battre contre une mortelle. La pire épreuve de ma vie. Je ne voulais pas me battre contre elle. Surtout pas une mortelle. Mais bordel, la garce savait se défendre. C'est ce qui m'enragea le plus. Elle n'en finissait plus. Chaque fois, elle se relevait. Je ne voulais pas lui faire de mal. C'est surtout ça qui me tracassait. Qu'on découvre ce que j'étais réellement. En fait, ça doit être ça qui me faisait le plus peur. Qu'on sache et découvre ma vraie identité, que j'ai mis tant d'années à cacher.
Bref, la jeune fille est toujours vivante. Peut-être à t'elle comprise qui je suis. Peut-être que non. Qui sait réellement ? Enfin, ce n'est plus mon problème. Par contre, je peux dire pour ma défense, qu'elle non plus n'était pas humaine. Trop forte, trop rapide. Ça serait idiot de ma pars de croire qu'elle n'est simplement qu'une vulgaire mortelle.



